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Morphosyntaxe et structure informationnelle en kirundi: focus et stratégies de focalisation

(2016)
Author
Promoter
(UGent) and Mena Lafkioui
Organization
Abstract
Cette thèse porte sur la morphosyntaxe et la structure de l’information en kirundi, la langue bantoue du Burundi dans la région des Grands Lacs de l’Afrique orientale. La question centrale qui sous-tend cette étude est de savoir comment la morphologie et la syntaxe interagissent dans le marquage du focus et dans les stratégies de focalisation. Pour y répondre, une description systématique et approfondie a été entreprise sur quatre types de constructions issues du langage naturel sur les plans tant grammatical que discursif : (1) les constructions à sujet préverbal ou les structures canoniques, (2) les constructions à sujet postverbal ou les structures inversées, (3) les constructions clivées et (4) les constructions présentatives. Les deux premières constructions sont monoclausales, les deux dernières biclausales. À part l’introduction et la conclusion générale, cette thèse se compose de cinq chapitres. Le deuxième chapitre se concentre sur la description de la morphosyntaxe, la typologie et la distribution statistique des quatre constructions mentionnées ci-dessus. Le troisième chapitre se focalise sur le rôle joué par l’alternance dite conjoint/disjoint dans l’organisation du discours à travers les constructions à sujet préverbal. Le quatrième chapitre concerne la forme et la fonction des constructions à sujet postverbal, à savoir l’inversion argumentale, l’inversion locative et l’inversion explétive. Le cinquième chapitre traite des constructions clivées tout en distinguant entre les deux catégories majeures, à savoir les clivées dites « de base » et les pseudo-clivées. Le sixième chapitre est consacré aux constructions présentatives qui sont apparentées aux précédentes d’un point de vue structurel et discursif. Sur le plan méthodologique, ce travail est original car il est essentiellement basé sur un corpus de textes en kirundi ayant une taille globale de 2,153,348 tokens, dont 1,957,178 tokens représentent des productions écrites et 196,170 tokens pour les productions orales. Les données qui s’y trouvent sont issues de genres variés et de périodes différentes se situant entre 1920 et le présent. Les résultats de cette étude montrent que le kirundi se sert essentiellement de moyens morphologiques pour signaler le focus prédicatif, tandis que le marquage syntaxique, surtout l’inversion de l’ordre linéaire des mots, intervient principalement dans l’expression du focus argumental. La combinaison des deux procédés peut servir à marquer le focus argumental, comme dans les clivées, ou marquer le focus phrastique, tel que dans les constructions inversées au disjoint ou dans les constructions présentatives. L’étude a aussi révélé que le contexte d’énonciation peut imposer une lecture de focus sans marquage morphosyntaxique explicite dans l’énoncé, en l’occurrence dans les constructions à sujet préverbal sans marque du disjoint.
Keywords
morphosyntax, focus, focalization, information structure, Bantu, Kirundi

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Nshemezimana, Ernest. “Morphosyntaxe Et Structure Informationnelle En Kirundi: Focus Et Stratégies De Focalisation.” 2016 : n. pag. Print.
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Nshemezimana, E. (2016). Morphosyntaxe et structure informationnelle en kirundi: focus et stratégies de focalisation. Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte, Gent.
Chicago author-date
Nshemezimana, Ernest. 2016. “Morphosyntaxe Et Structure Informationnelle En Kirundi: Focus Et Stratégies De Focalisation”. Gent: Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte.
Chicago author-date (all authors)
Nshemezimana, Ernest. 2016. “Morphosyntaxe Et Structure Informationnelle En Kirundi: Focus Et Stratégies De Focalisation”. Gent: Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte.
Vancouver
1.
Nshemezimana E. Morphosyntaxe et structure informationnelle en kirundi: focus et stratégies de focalisation. [Gent]: Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte; 2016.
IEEE
[1]
E. Nshemezimana, “Morphosyntaxe et structure informationnelle en kirundi: focus et stratégies de focalisation,” Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte, Gent, 2016.
@phdthesis{7899144,
  abstract     = {Cette thèse porte sur la morphosyntaxe et la structure de l’information en kirundi, la langue bantoue du Burundi dans la région des Grands Lacs de l’Afrique orientale. La question centrale qui sous-tend cette étude est de savoir comment la morphologie et la syntaxe interagissent dans le marquage du focus et dans les stratégies de focalisation. Pour y répondre, une description systématique et approfondie a été entreprise sur quatre types de constructions issues du langage naturel sur les plans tant grammatical que discursif : (1) les constructions à sujet préverbal ou les structures canoniques, (2) les constructions à sujet postverbal ou les structures inversées, (3) les constructions clivées et (4) les constructions présentatives.  Les deux premières constructions sont monoclausales, les deux dernières biclausales. 
À part l’introduction et la conclusion générale, cette thèse se compose de cinq chapitres. Le deuxième chapitre se concentre sur la description de la morphosyntaxe, la typologie et la distribution statistique des quatre constructions mentionnées ci-dessus. Le troisième chapitre se focalise sur le rôle joué par l’alternance dite conjoint/disjoint dans l’organisation du discours à travers les constructions à sujet préverbal. Le quatrième chapitre concerne la forme et la fonction des constructions à sujet postverbal, à savoir l’inversion argumentale, l’inversion locative et l’inversion explétive. Le cinquième chapitre traite des constructions clivées tout en distinguant entre les deux catégories majeures, à savoir les clivées dites « de base » et les pseudo-clivées. Le sixième chapitre est consacré aux constructions présentatives qui sont apparentées aux précédentes d’un point de vue structurel et discursif.
Sur le plan méthodologique, ce travail est original car il est essentiellement basé sur un corpus de textes en kirundi ayant une taille globale de 2,153,348 tokens, dont 1,957,178 tokens représentent des productions écrites et 196,170 tokens pour les productions orales. Les données qui s’y trouvent sont issues de genres variés et de périodes différentes se situant entre 1920 et le présent. 
Les résultats de cette étude montrent que le kirundi se sert essentiellement de moyens morphologiques pour signaler le focus prédicatif, tandis que le marquage syntaxique, surtout l’inversion de l’ordre linéaire des mots, intervient principalement dans l’expression du focus argumental. La combinaison des deux procédés peut servir à marquer le focus argumental, comme dans les clivées, ou marquer le focus phrastique, tel que dans les constructions inversées au disjoint ou dans les constructions présentatives. L’étude a aussi révélé que le contexte d’énonciation peut imposer une lecture de focus sans marquage morphosyntaxique explicite dans l’énoncé, en l’occurrence dans les constructions à sujet préverbal sans marque du disjoint.},
  author       = {Nshemezimana, Ernest},
  keywords     = {morphosyntax,focus,focalization,information structure,Bantu,Kirundi},
  language     = {fre},
  pages        = {XII, 326},
  publisher    = {Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte},
  school       = {Ghent University},
  title        = {Morphosyntaxe et structure informationnelle en kirundi: focus et stratégies de focalisation},
  year         = {2016},
}