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Cité et réciprocité: le rôle de croyances culturelles dans l’économie romaine (c. 200 a.C. – c. 250 p.C.)

Koenraad Verboven UGent (2012) ANNALES : HISTOIRE, SCIENCES SOCIALES. 67(4). p.913-942
abstract
On peut aujourd'hui distinguer deux courants complémentaires dans l’étude de l’économie antique qui dépassent le modèle finleyien dominant dans les années 1980. L’un veut mesurer la performance économique par le biais de proxies archéologiques (nombre d’épaves, taille d’ossatures, concentration de plomb dans les glaciers ...) . L’autre essaie d’expliquer la performance à l’aide de modèles théoriques. Une des raisons du succès de la Nouvelle Economie Institutionnelle parmi ces modèles est qu’elle permet de combiner l’analyse néo-classique avec une analyse de l’emprise du social et du politique . Plusieurs concepts clés de l’éfconomie néo-institutionnaliste – comme les coûts de transactions ou la dépendance de sentier – sont devenus familiers aux historiens de l’Antiquité. Mais le rôle de l’idéologie, qui occupe une place centrale dans le modèle finleyien et dans la NEI, n’a guère reçu d’attention jusqu’à maintenant. C’est pourtant une question importante, car elle va au cœur du problème des développements économiques échus : « Why do societies fail to adopt the institutional structure of more economically successful ones? » . Je propose ici d’analyser l’influence des croyances culturelles sur l’économie romaine de la fin de la République et du Principat dans une perspective néo-institutionnaliste. Je commencerai par une présentation des idées de Moses Finley et les critiques formulées contre celles-ci. Puis je présenterai les différentes approches néo-institutionnalistes du problème. Enfin j’examinerai le rôle de deux systèmes normatifs importants dans la culture romaine: celui de la réciprocité (particulariste) et celui de la cité (universaliste).
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published
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journal title
ANNALES : HISTOIRE, SCIENCES SOCIALES
Annales (Paris)
volume
67
issue
4
pages
913 - 942
ISSN
0395-2649
language
French
UGent publication?
yes
classification
A2
copyright statement
I have transferred the copyright for this publication to the publisher
VABB id
c:vabb:336255
VABB type
VABB-1
id
2007478
handle
http://hdl.handle.net/1854/LU-2007478
date created
2012-01-30 13:30:56
date last changed
2016-12-19 15:42:54
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  abstract     = {On peut aujourd'hui distinguer deux courants compl{\'e}mentaires dans l{\textquoteright}{\'e}tude de l{\textquoteright}{\'e}conomie antique qui d{\'e}passent le mod{\`e}le finleyien dominant dans les ann{\'e}es 1980. L{\textquoteright}un veut mesurer la performance {\'e}conomique par le biais de proxies arch{\'e}ologiques (nombre d{\textquoteright}{\'e}paves, taille d{\textquoteright}ossatures, concentration de plomb dans les glaciers ...) . L{\textquoteright}autre essaie d{\textquoteright}expliquer la performance {\`a} l{\textquoteright}aide de mod{\`e}les th{\'e}oriques. Une des raisons du succ{\`e}s de la Nouvelle Economie Institutionnelle parmi ces mod{\`e}les est qu{\textquoteright}elle permet de combiner l{\textquoteright}analyse n{\'e}o-classique avec une analyse de l{\textquoteright}emprise du social et du politique . Plusieurs concepts cl{\'e}s de l{\textquoteright}{\'e}fconomie n{\'e}o-institutionnaliste -- comme les co{\^u}ts de transactions ou la d{\'e}pendance de sentier -- sont devenus familiers aux historiens de l{\textquoteright}Antiquit{\'e}. Mais le r{\^o}le de l{\textquoteright}id{\'e}ologie, qui occupe une place centrale dans le mod{\`e}le finleyien et dans la NEI, n{\textquoteright}a gu{\`e}re re\c{c}u d{\textquoteright}attention jusqu{\textquoteright}{\`a} maintenant. C{\textquoteright}est pourtant une question importante, car elle va au c{\oe}ur du probl{\`e}me des d{\'e}veloppements {\'e}conomiques {\'e}chus : {\guillemotleft} Why do societies fail to adopt the institutional structure of more economically successful ones? {\guillemotright} . Je propose ici d{\textquoteright}analyser l{\textquoteright}influence des croyances culturelles sur l{\textquoteright}{\'e}conomie romaine de la fin de la R{\'e}publique et du Principat dans une perspective n{\'e}o-institutionnaliste. Je commencerai par une pr{\'e}sentation des id{\'e}es de Moses Finley et les critiques formul{\'e}es contre celles-ci. Puis je pr{\'e}senterai les diff{\'e}rentes approches n{\'e}o-institutionnalistes du probl{\`e}me. Enfin j{\textquoteright}examinerai le r{\^o}le de deux syst{\`e}mes normatifs importants dans la culture romaine: celui de la r{\'e}ciprocit{\'e} (particulariste) et celui de la cit{\'e} (universaliste).},
  author       = {Verboven, Koenraad},
  issn         = {0395-2649},
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  volume       = {67},
  year         = {2012},
}

Chicago
Verboven, Koenraad. 2012. “Cité Et Réciprocité: Le Rôle De Croyances Culturelles Dans L’économie Romaine (c. 200 a.C. – C. 250 p.C.).” Annales : Histoire, Sciences Sociales 67 (4): 913–942.
APA
Verboven, Koenraad. (2012). Cité et réciprocité: le rôle de croyances culturelles dans l’économie romaine (c. 200 a.C. – c. 250 p.C.). ANNALES : HISTOIRE, SCIENCES SOCIALES, 67(4), 913–942.
Vancouver
1.
Verboven K. Cité et réciprocité: le rôle de croyances culturelles dans l’économie romaine (c. 200 a.C. – c. 250 p.C.). ANNALES : HISTOIRE, SCIENCES SOCIALES. 2012;67(4):913–42.
MLA
Verboven, Koenraad. “Cité Et Réciprocité: Le Rôle De Croyances Culturelles Dans L’économie Romaine (c. 200 a.C. – C. 250 p.C.).” ANNALES : HISTOIRE, SCIENCES SOCIALES 67.4 (2012): 913–942. Print.