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La peine de mort dans la Belgique d'après-guerre: un sacrifice symbolique (1944-1950)?

Koen Aerts UGent (2008) HISTOIRE ET MESURE. 23(1). p.191-204
abstract
Au temps de la liquidation pénale de la Seconde Guerre mondiale, entre 1944 et 1950, la justice belge prononce environ 2 940 condamnations à la peine de mort. Pour les condamnés à mort, le droit de grâce était le dernier et seul espoir d'échapper à leur punition par le peloton d'exécution. Tandis que, depuis 1863, la quasi-totalité des condamnations à la peine de mort avait été presque automatiquement commuée, au sortir de la guerre, 242 personnes furent exécutées. Ce nombre est étonnamment proche du chiffre de 240 otages exécutés par les autorités allemandes pendant l'occupation. La ressemblance des chiffres donne l'impression d'un sacrifice symbolique et bien calculé. Néanmoins, en montrant comment la majorité des condamnés à mort a esquivé la sanction finale, cet article conclut que cet effectif de 242 est l'effet non intentionnel d'une politique de grâce soumise à des évolutions structurelles.
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journalArticle (original)
publication status
published
subject
journal title
HISTOIRE ET MESURE
Histoire et mesure
volume
23
issue
1
pages
191 - 204
ISSN
0982-1783
language
French
UGent publication?
yes
classification
A2
copyright statement
I have transferred the copyright for this publication to the publisher
VABB id
c:vabb:302460
VABB type
VABB-1
id
1174931
handle
http://hdl.handle.net/1854/LU-1174931
date created
2011-02-28 11:40:56
date last changed
2016-12-19 15:46:40
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  abstract     = {Au temps de la liquidation p{\'e}nale de la Seconde Guerre mondiale, entre 1944 et 1950, la justice belge prononce environ 2 940 condamnations {\`a} la peine de mort. Pour les condamn{\'e}s {\`a} mort, le droit de gr{\^a}ce {\'e}tait le dernier et seul espoir d'{\'e}chapper {\`a} leur punition par le peloton d'ex{\'e}cution. Tandis que, depuis 1863, la quasi-totalit{\'e} des condamnations {\`a} la peine de mort avait {\'e}t{\'e} presque automatiquement commu{\'e}e, au sortir de la guerre, 242 personnes furent ex{\'e}cut{\'e}es. Ce nombre est {\'e}tonnamment proche du chiffre de 240 otages ex{\'e}cut{\'e}s par les autorit{\'e}s allemandes pendant l'occupation. La ressemblance des chiffres donne l'impression d'un sacrifice symbolique et bien calcul{\'e}. N{\'e}anmoins, en montrant comment la majorit{\'e} des condamn{\'e}s {\`a} mort a esquiv{\'e} la sanction finale, cet article conclut que cet effectif de 242 est l'effet non intentionnel d'une politique de gr{\^a}ce soumise {\`a} des {\'e}volutions structurelles.},
  author       = {Aerts, Koen},
  issn         = {0982-1783},
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Chicago
Aerts, Koen. 2008. “La Peine De Mort Dans La Belgique D’après-guerre: Un Sacrifice Symbolique (1944-1950)?” Histoire Et Mesure 23 (1): 191–204.
APA
Aerts, K. (2008). La peine de mort dans la Belgique d’après-guerre: un sacrifice symbolique (1944-1950)? HISTOIRE ET MESURE, 23(1), 191–204.
Vancouver
1.
Aerts K. La peine de mort dans la Belgique d’après-guerre: un sacrifice symbolique (1944-1950)? HISTOIRE ET MESURE. 2008;23(1):191–204.
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Aerts, Koen. “La Peine De Mort Dans La Belgique D’après-guerre: Un Sacrifice Symbolique (1944-1950)?” HISTOIRE ET MESURE 23.1 (2008): 191–204. Print.